19 septembre 2007
Les commentaires
En plus des messages qui paraissent sur ce blog, n'oubliez pas de lire régulièrement les commentaires émis par les lecteurs.
Reprendre les bonnes habitudes
Avec l'automne qui arrive, les naturistes qui ont plutôt l'habitude de vivre dehors pendant la bonne saison vont reprendre les chemins des saunas et des thermes. J'en connais qui sont déjà allés à Roetgen et d'autres qui vont aller à Grimbergen ce prochain week-end.
Nous, ça ne tardera pas !
Article de presse dans Charente Libre
Article reçu de Marcel que vous retrouverez aussi sur son blog.
Véronique se rappellera longtemps de ses vacances. C'est cet été qu'elle a découvert le naturisme, avec son nouveau compagnon, au Camping du Port à La Ronde, petite commune de Charente-Maritime installée en plein Marais poitevin, entre Niort et La Rochelle. «La première fois, j'avais une appréhension jusqu'au portail. Une boule dans le ventre terrible.»
Arrivé au mobil-home, son copain Marcel, 44 ans, veilleur de nuit à Cognac, s'est déshabillé. «J'ai fait comme lui. Et bizarrement je n'ai ressenti aucune gêne. J'ai été étonnée d'être aussi à l'aise. Je me suis lâchée. J'ai oublié tous mes principes et mes tabous. J'ai même oublié que j'étais nue.» Désormais, cette aide à domicile à La Rochelle de 47 ans ne conçoit plus ses vacances que dans le plus simple appareil. «Essayer le naturisme, c'est l'adopter», clame-t-elle en bonne VRP.
«Idéal pour se relaxer»
Pour les propriétaires de ce petit camping familial aussi cet été est une première. Jean-Marc et Jocelyne Goursaud sont naturistes depuis toujours, mais gérants de camping depuis cet hiver seulement. En février dernier, Jean-Marc Goursaud était encore salarié chez Schneider à Angoulême. Il a préféré devancer la vague de licenciements et réaliser son rêve en achetant ce petit camping.
«On a eu un coup de cœur, raconte le couple, pour cette verdure, ce calme, ces 25 emplacements ombragés, la piscine à côté du verger et la rivière au fond du terrain. L'endroit idéal pour se relaxer.»
Pour l'instant, le taux de remplissage ne dépasse pas les 50 %. Il faut le temps à la clientèle de changer ses habitudes. Jusqu'à présent, le camping de La Ronde était textile, c'est-à-dire ouvert uniquement aux vacanciers en maillot de bain.
Les Goursaud, associés dans cette affaire à un couple d'amis niortais, Colette et Jean-Jacques Faudoire, ont dû clôturer entièrement le site pour se mettre en conformité avec la loi. «On aime se promener nu, mais ce n'est pas obligé que cela plaise aux riverains», explique Jean-Marc Goursaud. Pour autant, le camping n'est pas une forteresse. «Les commerçants sont très contents et les gens du voisinage sont venus voir comment nous étions installés.» Excellente occasion de mettre les points sur les «i». «Les gens associent souvent naturisme à échangisme ou secte. Ils nous imaginent encore vivant comme les Indiens, à ne manger que des légumes, ne buvant pas d'alcool. On n'en est plus là depuis longtemps. Certains d'entre nous vivent dans des campings-car tout confort. On peut vivre nu et être moderne. Le naturiste, c'est tout simplement quelqu'un qui aime vivre nu quand il fait chaud.»
La nudité n'est d'ailleurs absolument pas obligatoire dans le camping, sauf à la piscine. «Le naturiste est un humain comme les autres. Il s'habille quand il fait froid.» Et c'est souvent le cas en ce mois de juillet. «Mais quand on bricole sur le terrain, ou quand on dîne le soir - les gérants organisent un repas une fois par semaine et une soirée dansante aussi -, on s'habille. On ne touche pas le corps de l'autre avec son corps. Et quand le soleil disparaît, au contraire, on aime bien s'habiller le soir», glisse la coquette Jocelyne toute en beauté dans son paréo bleu turquoise.
«Le naturisme, ça s'apprend»
Jean-Marc et Jocelyne ont découvert le naturisme dans les années 70, juste après mai 68. «Quand j'étais étudiant, j'allais retrouver des copains à Bordeaux. La plage la plus proche, c'était Lacanau. Les jeunes se baignaient tous à poil.» Jean-Marc n'a plus jamais porté un maillot depuis. Ni ses enfants.
C'est un peu la même histoire pour Yves et Danielle, deux Suisses de 58 ans. Il est ingénieur et elle infirmière. Il est 15 h et c'est l'heure de la vaisselle. Yves frotte la grille de barbecue les fesses à l'air. C'est lui qui a converti Madame il y a quelques années. «Quand on n'a pas été élevée comme ça, le naturisme, ça s'apprend, explique-t-elle. Il faut savoir apprécier. On ne se met pas nue comme ça tout de suite.» La première fois pour Danielle, ça n'a pas été facile de se déshabiller devant son beau-père qu'elle connaissait à peine.
Marcel, le veilleur de nuit, lui aussi, a préparé sa compagne pendant deux ans. «On a commencé progressivement à la maison. Je lui ai montré des vidéos pour lui montrer comment ça se passait dans un camping naturiste.»
«Il n'y avait que des gens sveltes sur les images...» ça commençait mal pour Véronique qui doit composer avec ses rondeurs. «Finalement, j'ai compris que le physique n'avait pas d'importance.»
Léo a traversé la France avec sa mère depuis ses Vosges natales pour venir passer cinq semaines tout nu. A 6 ans et demi, il trouve ça normal. «C'est juste une question d'éducation et de tolérance», dit sa mère.
C'est ce qui a plu aussi à Danielle la Suisse. Ce qu'elle aime chez les naturistes, c'est l'état d'esprit plus ouvert, plus proche de la nature. En 35 ans de naturisme, elle n'a jamais eu à se plaindre du comportement d'adeptes de la nue attitude.
«En Hongrie et en Autriche c'est encore plus vrai qu'en France, dit-elle. On peut se baigner nus dans le Danube sur des kilomètres et des kilomètres de berges ouvertes à tout le monde. Dans les campings immenses, on se promène nus toute la journée sur 150 ha de nature.» La liberté à l'état pur.
Camping du Port, à La Ronde (17).
Mobil-home de quatre à six personnes:
de 270 € à 440 € pour la semaine, de 100 € à 140 € le week-end, selon la saison.
Caravane deux personnes:
de 120 € à 240 € la semaine.
Gratuit pour les moins de 6 ans.
Pour les tentes: 16 € par jour.
Tél. 05.46.41.65.58.












