17 mars 2007
Témoignages sur le début en naturisme (I)
« Cela faisait bien longtemps que mon mari me parlait de naturisme. Sincèrement je ne voyais ni l’intérêt, ni l’utilité. Son insistance sur ce mouvement devenait même désagréable à la longue. J’ai fini par accepter d’aller visiter le club naturiste morbihannais lors de la journée nationale du naturisme le 19 juin 2004. Nous avons été accueillis par un adhérent de ce club. Un accueil sympathique suivi d’une visite du terrain me permit de me sentir plus à l’aise qu’au début, d’autant plus que le temps n’était pas favorable à se dévêtir. Nous avons beaucoup discuté et j’ai été rassurée de savoir qu’éventuellement je pouvais utiliser la douche pour handicapés, séparée des autres, permettant de m’isoler. Je fus ravie d’apprendre que le club avait une démarche particulière pour les débutantes, que la nudité pouvait être progressive et que les adhérentes confirmées n’étaient pas avares de conseils.
Suite à cette visite, j’ai accepté de venir, avec mon mari et mes enfants, camper une semaine afin éventuellement de voir ce qui se cache derrière ce mode de vie. Le 10 juillet, c’est le grand jour, notre caravane est sur le terrain des « Bruyères d’Arvor » et nous trouvons un emplacement génial, un peu à l’écart, en pleine nature. Il m’a bien fallu deux ou trois jours avant de me dévêtir. Le beau temps n’était pas au rendez-vous et il me fallait attendre le déclic. Puis à l’arrivée des rayons ardents du soleil, ce fut comme un baptême, une première dans ma vie, j’étais nue dans la nature. Personne ne me prêtait attention, mes complexes s’envolaient comme neige au soleil. Quel plaisir de nager nue dans la piscine, de sentir le contact de l’air sur la peau, d’être en contact privilégié avec la nature, d’avoir un sentiment indescriptible de bien-être. Mon mari n’en revenait pas et exprimait une certaine fierté d’avoir réussi ce pari qui voilà un mois était pratiquement impossible. Mes enfants étaient très à l’aise et j’étais comblée.
Je ne regrette qu’une seule chose, ne pas avoir commencé plus tôt.
Merci mon mari, merci les « Bruyères d’Arvor ».
(témoignage d’une jeune femme mariée, trois enfants, paru dans la Vie au Soleil n° 102, Oct. Nov. Déc. 2004)
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